Abstract
<jats:p>La chefferie de Bwisha connaît depuis plusieurs décennies des évolutions spatiales et démographiques qui ont des conséquences sur les écologies. Celles-ci se traduisent par la diminution des écosystèmes forestiers et la raréfaction des terres arables. Dans ce contexte, les acteurs de la conservation et du développement interviennent dans les zones riveraines au parc national des Virunga afin de promouvoir des approches pour les populations dans le cadre d’une meilleure gouvernance des ressources naturelles et foncières. Ce transfert de modèle se traduit par l’éducation environnementale qui fait face aux savoirs traditionnels, ce qui positionne la gouvernance dans un dilemme entre concilier éducations locales à l’environnement et processus éducatifs importés. Cette étude a été réalisée par des enquêtes individuelles et collectives auprès de groupes sociaux et d’acteurs clés autour du parc. Les résultats obtenus démontrent que les savoir-faire des populations étudiées sont une forme d’éducation environnementale, tandis qu’une meilleure prise en compte des pratiques traditionnelles par les intervenants extérieurs dans leurs politiques contribuerait à la gouvernance des ressources naturelles et pourrait être un fil conducteur vers le développement durable. Mots clés Gouvernance, ressources naturelles, éducations environnementales, développement durable Abstract For several decades, the Bwisha chiefdom has been experiencing spatial and demographic changes that have consequences for the local environment. These are reflected in the decline of forest ecosystems and the scarcity of arable land. In this context, conservation and development stakeholders are working in the areas adjacent to the Virunga National Park to promote approaches for local communities as part of improved governance of natural and land resources. This shift in approach manifests as environmental education that challenges traditional knowledge, placing governance in a dilemma between reconciling local environmental education with imported educational processes. This study was conducted through individual and group interviews with social groups and key stakeholders around the park. The results obtained demonstrate that the know-how of the populations studied constitutes a form of environmental education, whilst greater consideration of traditional practices by external stakeholders in their policies would contribute to the governance of natural resources and could serve as a guiding principle towards sustainable development.</jats:p>