Abstract
<jats:p>La prise de notes (PDN) est une compétence fondamentale de la vie universitaire, agissant comme un médiateur entre l'enseignement et l’apprentissage. Ne signifiant pas noter mot pour mot tout ce que dit le professeur, elle cible plutôt l’essentiel pour compléter les supports pédagogiques. Ainsi, cet article examine comment les étudiants et enseignants perçoivent cette activité et quelles stratégies ils déploient réellement en amphithéâtre. Il met aussi en évidence les difficultés y relatives ainsi que les rôles des enseignants pour faciliter cette activité. L’étude a été menée auprès de 88 étudiants et 38 enseignants du Département des Langues et Sciences Humaines à l’Ecole Normale Supérieure du Burundi. L'analyse des données collectées au moyen d’un questionnaire souligne que si la PDN est perçue comme un levier de mémorisation, les pratiques oscillent souvent entre une transcription passive et une sélection stratégique d'informations. En effet, les bonnes pratiques liées à cette activité ne sont que moyennement courantes chez les étudiants. Aussi, d’après les résultats de notre enquête, même si la majorité des étudiants rapportent qu’ils rencontrent des difficultés des enseignants qui parlent à grande vitesse ou à voix basse, les enseignants, au contraire, affirment qu’ils jouent leurs rôles de faciliter la PDN dans une grande mesure.</jats:p>