Abstract
<jats:p>Les boissons alcoolisées ne sont pas un produit de consommation comme les autres. La consommation d’alcool fait partie, avec le tabagisme et l’alimentation de faible qualité nutritionnelle, des principaux facteurs de risque menant à des conséquences négatives pour la santé de la population québécoise (Institute for Health Metrics and Evaluation, s. d.). Ceci s’explique par le grand nombre de problèmes de santé et sociaux qui sont associés à la consommation d’alcool et par le fait qu’une importante partie de la population en fait usage. Depuis la dernière décennie, les connaissances scientifiques sur les risques à la santé liés à la consommation d’alcool ont évolué. Ainsi, les nouvelles connaissances concernant les effets cancérigènes de l’alcool nous indiquent qu’il n’est pas possible d’établir un seuil de consommation d’alcool qui soit sans risque pour la santé. De plus, les études récentes sur les effets de la faible consommation d’alcool sur la santé cardiovasculaire remettent en question les bienfaits révélés par d’anciennes études. Plusieurs chercheurs sont maintenant d’avis que ces bénéfices sont incertains. Il n’appartient pas aux acteurs de santé publique de se prononcer sur les aspects administratifs et logistiques de la nouvelle vision à développer s’ils n’ont pas d’effet sur le niveau de consommation d’alcool. Le choix d’utiliser des codes-barres ou de recourir à des transporteurs tiers pour le transport des produits des vignobles locaux aux restaurateurs aura vraisemblablement peu d’incidence sur les portraits de consommation. Toutefois, il est du ressort de la santé publique de surveiller et d’analyser les tendances et d’évaluer les impacts potentiels des politiques publiques sur la santé de la population. C’est la contribution que l’INSPQ se propose de faire par le présent mémoire.</jats:p>