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Abstract

<jats:p>Le tableau noir et la craie demeurent utilisés dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, malgré les risques liés à la poussière et les contraintes limitant leur remplacement. Cette étude visait à décrire l’exposition à la poussière de craie, les signes sanitaires, les effets pédagogiques rapportés et les capacités de prévention dans les écoles de Butembo. Une étude transversale descriptive a été menée dans 96 écoles, dont 58 primaires et 38 secondaires. Dans chaque établissement, un responsable ou un agent a répondu à un questionnaire. L’établissement constituait l’unité d’analyse. Les proportions ont été accompagnées d’intervalles de confiance à 95 %, et les différences selon le type d’école ont été explorées par un test exact et le V de Cramer. Toutes les écoles utilisaient le tableau noir et la craie, regroupant 2 143 enseignants et 49 525 élèves. Au moins un signe respiratoire était rapporté dans 90,6 % des établissements, notamment la toux fréquente et l’irritation du nez ou de la gorge. Des signes oculo-cutanés étaient signalés dans 93,8 % des écoles, surtout la sécheresse des mains. La salissure des vêtements et les problèmes de visibilité pédagogique étaient fréquents. Les dispositifs de prévention restaient insuf-fisants : 61,5 % disposaient d’un lave-mains fonctionnel et 51,0 % d’un comité d’hygiène. Seules 14,6 % des écoles avaient engagé une transition, le coût constituant un obstacle. Ces résultats justifient une stratégie graduelle combinant réduction des émissions, effacement humide, ventilation, formation, surveillance et substitution ciblée.</jats:p>

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dans écoles craie été tableau

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