Abstract
<jats:p>Le secteur du tourisme est considéré comme un levier de développement local en Basse Casamance. Cependant, il a été confronté à plusieurs obstacles rendant ses performances inconstantes sur le plan des flux de visiteurs mais aussi de ses impacts. Dans ce contexte, nous avons étudié différentes phases de crise et de relance depuis 1990 en rapport avec : les effets négatifs du conflit sur les flux, les fausses communications sur l’image de la destination Casamance, les multiples incidents sécuritaires, la crise sanitaire Ebola et autres. En effet, les repères du tourisme d’avant et du début du conflit ne sont plus conformes à sa dynamique actuelle. Nous sommes passés de plus 40000 arrivées au début des années 1990 à presque 20000 arrivées en 2000. Après 2010, les arrivées sont chiffrées à moins de 15000 par année en Basse Casamance. Par ailleurs, il est important de souligner que la résilience du tourisme se traduit sur la destination (zone côtière et rurale) par plusieurs impacts positifs directs et indirects notamment mesurables suivant les sept points du mécanisme ST -EP (Tourisme Durable et Elimination de la Pauvreté). En somme, le tourisme malgré ses difficultés continue à jouer un rôle clé dans le développement local.</jats:p>